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Après la ministre, un autre nom clé du ministère de l’Industrie saute

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Par Myriam Ben Zineb

    Une semaine après le départ de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, c’est un autre nom clé de l’appareil énergétique qui disparaît officiellement de l’organigramme.

    Le Journal officiel de la République tunisienne (Jort) daté du mardi 5 mai 2026 publie, en effet, le décret mettant fin aux fonctions de Belhassen Chiboub, directeur général de l’électricité et des énergies renouvelables au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

    Une décision qui intervient dans un timing particulièrement sensible, alors que le secteur énergétique vient de traverser plusieurs jours de turbulences politiques et parlementaires.

    Une nouvelle tête tombe dans un dossier sous haute tension

    Le départ de Belhassen Chiboub survient exactement une semaine après le limogeage surprise de la ministre Fatma Thabet Chiboub, annoncé à 4h39 du matin, mardi 28 avril, dans un communiqué de la présidence de la République où cette décision était reléguée en toute fin de texte, sans la moindre explication officielle.

    Cette éviction avait immédiatement alimenté les interrogations, tant elle intervenait à quelques heures de l’examen, par l’Assemblée des représentants du peuple, de cinq projets de loi relatifs à des concessions photovoltaïques.

    Le timing avait d’autant plus surpris que le dossier énergétique était alors au cœur d’une vive polémique, entre accusations de conflits d’intérêts, interrogations sur la souveraineté énergétique et débats sur le recours aux investisseurs privés.

    Un débat parlementaire qui avait divisé

    Malgré les controverses, l’ARP avait finalement adopté, le 28 avril, les cinq conventions portant sur des centrales photovoltaïques à El Khbena, Mezzouna, El Ksar, Sagdoud et Menzel Habib.

    Les textes avaient obtenu entre 70 et 75 voix favorables, avec une trentaine de voix contre à chaque vote, illustrant un soutien majoritaire mais loin d’être unanime.

    Ces projets représentent près de 1,6 milliard de dinars d’investissements et s’inscrivent dans la stratégie nationale de transition énergétique, avec une production destinée à alimenter le réseau de la STEG.

    Pur ajustement administratif ou reprise en main politique ?

    Au lendemain du limogeage de la ministre, plusieurs députés avaient tenté de dissocier cette décision des conventions énergétiques, affirmant que le suivi opérationnel du secteur relevait avant tout des structures techniques et du secrétariat d’État.

    D’autres, au contraire, y avaient vu un message politique clair de la présidence.

    L’éviction, désormais, du directeur général de l’électricité et des énergies renouvelables — directement au cœur de ces dossiers techniques — ne manquera pas d’alimenter davantage les interrogations.

    Simple réorganisation administrative ou reprise en main plus profonde d’un secteur devenu hautement stratégique ? À ce stade, aucune explication officielle n’a été fournie.

    M.B.Z

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