Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Limogeage de la ministre de l’Industrie : le Parlement se déchire sur fond de bataille énergétique

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

Par Sarra Hlaoui

    Le limogeage de la ministre de l’Industrie et des Ressources énergétiques continue de susciter des réactions au sein du Parlement, notamment en lien avec les projets de conventions dans le secteur des énergies renouvelables actuellement examinés par les députés.

    Plusieurs députés avaient affirmé que le limogeage de la ministre n’avait aucun lien avec les projets de loi actuellement en débat au Parlement, soutenant que la ministre n’est pas directement responsable du dossier de l’énergie, lequel relève du secrétaire d’État chargé du secteur, actuellement concerné par les auditions parlementaires.

    D’autres, en revanche, établissent un lien direct avec cette décision y voyant un message du président de la République. Le député du bloc “Pour que le peuple triomphe”, Ali Zaghdoud, a d’ailleurs affirmé que « chaque fois que nous avons signalé des défaillances, la présidence a réagi ».

    Un soutien assumé aux conventions énergétiques

    De son côté, le député Abdessalem Hamrouni précise que la récente polémique autour des concessions d’énergie solaire n’a aucun lien avec le limogeage de la ministre de l’Industrie ni avec les messages politiques d’hier de la présidence. 

    Le député a défendu les projets de concessions, appelant à distinguer entre production destinée à l’export — qui soulèverait des questions de souveraineté — et les projets actuels, orientés vers l’approvisionnement du marché national via la STEG.

    Dans un contexte de dépendance énergétique et de hausse attendue des prix du gaz, notamment à l’horizon 2027 et 2029 avec l’expiration de certains accords avec l’Algérie, il estime que ces investissements constituent une alternative stratégique. Il a ainsi annoncé qu’il voterait en faveur de ces conventions.

    Syrine Mrabet : un timing qui interroge

    À l’inverse, la députée Syrine Mrabet a établi un lien entre le limogeage et le calendrier parlementaire.

    Elle souligne que la décision est intervenue quelques heures avant l’examen des textes, y voyant un indicateur du caractère stratégique de ces projets. Elle évoque également des « campagnes organisées » visant, selon elle, à discréditer les conventions en les associant à la performance de la ministre sortante.

    Pour la députée, ce changement ne doit pas servir de prétexte pour bloquer l’adoption des projets, appelant à se concentrer sur « l’intérêt de la Tunisie » au-delà des considérations politiques.

    Un débat sous tension

    Ces prises de position illustrent les tensions entourant les projets énergétiques, entre enjeux de souveraineté, impératifs économiques et soupçons d’arrière-plan politique.

    Alors que le Parlement s’apprête à trancher, le débat reste marqué par des lectures divergentes, révélant l’importance stratégique du dossier énergétique dans le contexte actuel.

    S.H

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *