Le Parti de la gauche européenne a fermement condamné les menaces de mort visant Hamma Hammami, secrétaire général du Parti des travailleurs tunisiens, ainsi que plusieurs figures de l’opposition, après la diffusion d’une vidéo contenant des propos violents et des appels à la haine.
Dans un communiqué diffusé jeudi 16 juillet 2026, l’organisation européenne a affirmé son entière solidarité avec Hamma Hammami, sa famille et l’ensemble du Parti des travailleurs. Elle a rappelé qu’aucune divergence politique ne pourrait justifier l’intimidation, l’incitation à la haine ou les menaces contre des acteurs politiques exerçant leur droit à exprimer des positions critiques.
Le Parti de la gauche européenne a appelé les autorités tunisiennes à prendre toutes les mesures nécessaires immédiatement afin d’assurer la sécurité des personnes ciblées, d’ouvrir une enquête approfondie sur l’origine des menaces et de poursuivre les responsables. Selon lui, l’impunité face à de tels actes alimente la violence politique et contribue à l’érosion des libertés démocratiques.
L’organisation européenne a également réaffirmé son attachement au respect de la liberté d’expression, du pluralisme politique et du droit des forces d’opposition à mener leurs activités sans persécution ni menace. Elle a assuré qu’elle continuerait à soutenir les forces démocratiques, progressistes et de gauche en Tunisie dans leur défense des libertés fondamentales et de la justice sociale.
Cette réaction intervient dans un contexte marqué par une inquiétude croissante autour de la multiplication des discours de haine dans l’espace public et numérique tunisien. La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) avait déjà tiré la sonnette d’alarme, mercredi 15 juillet 2026, après la diffusion de cette même vidéo, dénonçant une escalade continue des discours de haine et d’incitation à la violence sur les réseaux sociaux.
Dans son communiqué, la LTDH avait appelé le ministère public à ouvrir une enquête pénale urgente et indépendante, à identifier les responsables et à prendre les mesures nécessaires pour protéger les personnes visées estimant que la diffusion de cette vidéo représente un franchissement d’un seuil particulièrement grave, dans la mesure où elle comporte des menaces visant non seulement Hamma Hammami, mais également d’autres personnalités politiques, parmi lesquelles Mohamed Abbou, Ezzedine Hazgui, Samir Dilou et Rached Ghannouchi.
La Ligue avait également mis en garde contre les conséquences d’une banalisation de tels discours, considérant que la persistance de l’impunité face aux appels à la violence constitue une menace pour les principes de l’État de droit et pour la stabilité démocratique. Elle avait rappelé que la liberté d’expression ne pouvait en aucun cas couvrir les appels au meurtre, les menaces ou les discours de haine.
N.J














Commentaire
Gg
Pourquoi ces gauches ne défendent elles pas les autres opposants ?
Abir Moussi, par exemple?
Ce sectarisme est malsain…