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Kaïs Saïed a raison : il y a quelque chose d’anormal dans le pays

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Par Nizar Bahloul

    Même une horloge arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour.

    Samedi 22 août, le président de la République s’est déplacé à Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, où il a visité une usine d’eau minérale. Le sujet est d’actualité : le pays souffre d’une pénurie depuis plusieurs semaines. Enfin, une partie du pays, celle qui considère que l’eau de la Sonede, même passée par un osmoseur, n’est pas digne d’être bue.

    Concrètement, le président de la République cherchait à connaître les causes de cette pénurie. Logiquement, il devait donc écouter les explications du responsable qui se trouvait en face de lui. Mais lorsque celui-ci lui a indiqué que les délestages imposés par la Steg perturbaient la production, Kaïs Saïed a balayé l’explication d’un revers de main. Pour lui, les coupures d’eau et d’électricité sont intentionnelles. Il y a, a-t-il dit, « quelque chose d’anormal dans le pays ».

    Pourtant, les explications données samedi au président recoupent parfaitement celles avancées depuis plusieurs semaines par les professionnels du secteur, les distributeurs et les organisations spécialisées. Mais cela ne semble pas convaincre le chef de l’État. Il préfère les idées fixes qu’il apporte de Carthage aux faits exposés par les experts et les professionnels du terrain.

    Une fois n’est pas coutume, et comme l’horloge arrêtée, le président de la République a pourtant raison : oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays.

    Une pénurie qui n’a rien d’un complot

    La pénurie d’eau minérale s’explique par une succession de facteurs parfaitement rationnels : les délestages électriques qui ont ralenti ou interrompu les chaînes d’embouteillage, les difficultés d’approvisionnement en PET liées aux perturbations de la navigation internationale dans le détroit d’Ormuz et un pic de consommation provoqué par la canicule.

    Cette explication très cartésienne n’est pas du goût du chef de l’État, qui lui préfère ses sempiternelles théories du complot.

    Pouvait-on éviter les délestages ? Oui. Mais pas pour les raisons imaginées par Kaïs Saïed.

    Selon une enquête sérieuse du journal Al Qatiba, la Steg a adressé, le 7 février 2024, une correspondance officielle à la ministre de l’Industrie, Fatma Thabet Chiboub. L’entreprise publique l’avertissait d’un déficit prévisible de 800 mégawatts entre l’offre et la demande pour la période 2024-2026. Elle détaillait les projets énergétiques en retard et les capacités de production qui auraient dû être mises en service depuis plusieurs années.

    L’avertissement n’émanait ni d’un opposant, ni d’un comploteur, ni d’un corrompu. Il émanait de la Steg. Deux ans plus tard, la crise annoncée s’est produite.

    Qui avait nommé la ministre ? Kaïs Saïed.

    Fatma Thabet Chiboub a été limogée à la fin du mois d’avril. Depuis, le ministère stratégique de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie est géré par intérim.

    Qui laisse depuis quatre mois un ministère aussi important sans titulaire à plein temps ? Kaïs Saïed.

    À chaque défaillance, le même responsable politique

    La pénurie aurait également été moins brutale si la Sonede et le ministère de l’Agriculture avaient accompli un véritable travail de pédagogie pour expliquer à la population que l’eau du robinet est potable ou, mieux encore, pour la rendre plus agréable au goût. Au pire, il suffit de la filtrer avec un osmoseur.

    Qui dispose de tous les pouvoirs pour demander des comptes au ministre de l’Agriculture et au PDG de la Sonede ? Kaïs Saïed.

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays, et c’est précisément ce que nous répétons depuis des années.

    Le pays ne souffre pas seulement de pénuries. Il souffre d’abord d’un problème de gouvernance. Le gouvernement actuel est critiqué de toutes parts, y compris par les partisans les plus zélés du régime. Nous en sommes au quatrième gouvernement depuis le coup de force du 25 juillet 2021 et les problèmes demeurent entiers.

    Qui a nommé ces quatre gouvernements qui ont tous failli ? Kaïs Saïed.

    L’anormalité à tous les étages

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand le président de la République préfère se déplacer à Kairouan pour répondre aux interrogations des plus nantis privés de leur eau minérale, alors qu’il aurait dû se trouver 360 kilomètres plus au sud pour présenter ses condoléances à la ville meurtrie de Ben Guerdane. Cette même ville qui, il y a à peine dix ans, avait résisté aux terroristes de Daech et empêché la création d’un émirat islamiste en Tunisie.

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand l’Organisation tunisienne des jeunes médecins évoque entre 150 et 200 décès liés à la canicule, aux détresses respiratoires et aux coupures d’électricité, sans que les autorités ne publient le moindre bilan officiel. Plusieurs de ces drames auraient pu être évités si les avertissements de la Steg avaient été pris au sérieux.

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand celui-ci périclite sous nos yeux depuis cinq ans et que le chef de l’État continue d’en chercher la cause chez d’imaginaires conspirateurs et comploteurs.

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand des dizaines de femmes et d’hommes politiques se trouvent en prison pour s’être opposés au régime.

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand des dizaines d’hommes d’affaires sont emprisonnés au nom d’une croisade populiste qui n’a produit jusqu’ici ni milliards récupérés, ni croissance, ni emplois.

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand l’État emprunte des milliards de dinars à des taux exorbitants pour financer ses dépenses courantes, uniquement parce qu’il refuse d’engager les réformes douloureuses recommandées depuis des années par nos économistes et le FMI.

    Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand la Cour constitutionnelle n’est toujours pas installée, que la justice a perdu son indépendance et que l’essentiel de la presse a perdu sa liberté.

    Le mal porte un nom : la gouvernance

    Les problèmes de croissance, de chômage, d’inflation, de libertés, de justice, de délestages et de pénuries ont tous un point commun : la gouvernance.

    Prenez n’importe lequel de ces problèmes, analysez-le froidement, remontez jusqu’à sa source et vous finirez toujours par trouver une décision politique, une absence de décision politique ou une mauvaise décision politique.

    La Tunisie est un petit pays. Sa population totale est inférieure à celle de Paris, du Caire ou de Los Angeles. Confiez-la à un simple maire, donnez-lui les pouvoirs de Carthage et il saura lui administrer les bons remèdes pour qu’elle aille sensiblement mieux en un seul mandat de quatre-cinq ans.

    Ces remèdes sont douloureux, certes, mais ils sont indispensables à sa survie. On ne peut pas éternellement administrer des analgésiques à une personne atteinte d’un cancer et s’étonner ensuite qu’elle ne guérisse pas.

    Or, Kaïs Saïed refuse tout remède sérieux. Il reste enfermé dans son idéologie, dans sa conception figée de l’État social, dans son refus de toute privatisation, de toute véritable libéralisation de l’économie, de l’indépendance de la justice et de la démocratie.

    Les grandes lignes du traitement sont pourtant connues : réformer les entreprises publiques, cibler les subventions, libérer l’investissement, garantir une concurrence loyale, offrir aux acteurs économiques des règles stables et restaurer une justice indépendante. Le FMI ne les a pas inventées. Elles ont été recommandées par nos propres experts et appliquées, avec des variantes, par tous les pays qui ont réussi à sortir du sous-développement.

    Plusieurs de ces pays étaient encore derrière nous il y a une quinzaine d’années. Aujourd’hui, nous regardons leurs économies avancer tandis que la nôtre s’enfonce.

    Le véritable anormal

    L’anormal n’est donc pas qu’il y ait des délestages, des pénuries, une forte inflation ou une faible croissance. Ce ne sont que les symptômes.

    L’anormal est d’avoir un président qui reste accroché à un modèle de gouvernance oscillant entre l’imaginaire médiéval des grandes épopées islamiques qu’il convoque dans ses discours et les réflexes économiques de l’époque soviétique.

    L’anormal est d’avoir un président qui refuse d’écouter les experts et les professionnels du terrain, préférant ses idées fixes et anachroniques aux enseignements tirés par les pays qui ont réussi avant nous.

    Oui, M. le président, il y a quelque chose d’anormal dans le pays. Et cette chose est à l’origine de presque tous nos maux actuels.

    Ce n’est ni la conspiration, ni la corruption, ni la fatalité, c’est votre gouvernance ! Sur ce point, vous avez raison. Cette fois, l’horloge arrêtée a donné l’heure juste. Il faudra maintenant attendre douze siècles pour que cela se reproduise.

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    40 commentaires

    1. Fares

      Répondre
      25 août 2026 | 19h29

      28 commentaires, on dirait que cet article a touché un nerf sensible!

    2. Roberto Di Camerino

      Répondre
      25 août 2026 | 15h23

      IL faut vous y habituer : chaque defaillance du regime est le resultat d’un complot.
      IL va falloir trouver un remede a la » comlotite » dont il souffre.

      • EL OUAFI

        Répondre
        26 août 2026 | 11h44

        Non cher monsieur il n’y a aucune complotide c’est de l’imaginaire,ces messieurs qui sont incarcérés ils étaient rattrapé par délits souvent occultés par leurs proximité du pouvoir d’antan !
        Un seul exemple des crédits octroyés sans garantie qui n’étaient jamais remboursés.
        Ce pays truffé de malversations et de malfaisants 70 ans où la corruption battait de plain fouet le pays .
        Évidemment lorsqu’on a pris le taureau par les cornes ils est difficile que ces bandits abdiquent et se soumettent aux lois.
        《Le NETTOIEMENT 》serait trop long et douloureux, car des privilèges et d’innombrables famille ont vécue dans l’illicite et la magouille.

    3. Hannibal

      Répondre
      25 août 2026 | 14h49

      L’article de NB a réussi à révéler les divisions de la société à travers les commentaires et celui que l’article vise doit être ravi d’être à l’origine de ces divisions. Dommage !

      • WILD PING

        Répondre
        26 août 2026 | 8h41

        Que vous le vouliez ou non, le 25 Juillet a été massivement applaudi par la société tunisienne. Ce sont les opposants qui n’ont fait qu’attiser les divisions et ce, sans arriver à ramener le à eux…Ainsi, ils ont commencé à s’unir, même si on sait que c’est que circonstancielle. Vous pouvez remercier Kais Saied pour ça.

      • WILD PING

        Répondre
        26 août 2026 | 8h41

        Que vous le vouliez ou non, le 25 Juillet a été massivement applaudi par la société tunisienne. Ce sont les opposants qui n’ont fait qu’attiser les divisions et ce, sans arriver à ramener le peuple à eux…Ainsi, ils ont commencé à s’unir, même si on sait que c’est que circonstancielle. Vous pouvez remercier Kais Saied pour ça.

    4. le financier

      Répondre
      25 août 2026 | 10h10

      comme la prevu l economiste BEn YEZZA , la prochaine etape est la devaluation selon le concept du partage de la misere , jusqu a l effondrement total comme en URSS

      • EL OUAFI

        Répondre
        25 août 2026 | 15h21

        Un long réquisitoire à l’encontre du président KAIS SAÏED, on dirait que tous les maux qui se sont abattus sur le pays sont l’œuvre de KAIS SAÏED, rien n’est épargné de ces dysfonctionnements que le pays traverse !
        Commençons par ceux qui sont récents, le délestage de la STEG, c’est la faute du président qui a nommé une ministre qui n’a pas répondu favorablement aux injonctions des services de la STEG, si c’est recommandations n’avez pas été prises aux sérieux(accélérer l’installation du parc des énergies propres- solaire-éolienne-forage et recherches).
        L’obsession majeure est de taxer le président KAIS des idées pres-concues ( il n’en fait qu’à sa tête !)
        Se plier aux directives du FMI cette organisation mondiale sous tutelle des puissances mondiales USA,Saoudite, les grands argentier du monde, privatiser les entreprises étatiques, disloquer l’ossature même de ce qui pourrait paraître un état au service de ses concitoyens !
        Intaurer les outils de l FMI pour gestion de nos entreprises nous déposséder de nos biens !
        La liste est grande à énumérer, beaucoup d’états ont été dépossédé de leurs fleurons industriels (Argentine, Brésil, Grèce, etc. . .)
        C’est anormal de contraindre par la force pour la possession des biens d’autrui !
        C’est anormal de céder aux désirs des spéculateurs ces vautours affamés !
        《Oui, il y a quelque chose d’anormal dans le pays quand celui-ci périclite sous nos yeux depuis cinq ans et que le chef de l’État continue d’en chercher la cause chez d’imaginaires conspirateurs et comploteurs.》
        C’est Anormal d’avoir pris conscience et connaître tous les contours des difficultés que le pays traverse et vous OSEZ attribué à ce digne chef d’état qui se bat à longueur des jours pour le bien être des plus démunis leurs donner espoirs d’une meilleure qualité de vie !
        C’est Anormal qu’une pénurie d’eau minérale attribuée à la STEG par la conjoncture climatique ( Canicule sans précédent ! )
        C’est Anormal de ne pas venir en aide et participer à la reconstruction du pays, vous êtes des facteurs déterminant pour ce soutien sans équivoque sans ambiguïté, sans faille .
        C’est Anormal que l’héritage des Khouanjia ne soit pas évoqué etleursdemander des comptes ?
        C’est Anormal que les méfaits de ces énergumènes soient occulté et mettre en exergue toutes leurs conséquences !
        C’est Anormal que vous ne désapprouver pas ceux qui ont failli, les spéculateurs et leurs commentaires !
        C’est Anormal de ne pas condamné un ANCIEN président de la République qui se fait le porte-parole d’un groupe d’individus installés à l’étranger pour un soulèvement contre KAIS SAÏED élu démocratiquement.
        C’EST Anormal qu’un pays Ami (France)laisse agir des individus dans l’impunité ! )
        Et le droit de réserve aux réfugiés ?
        C’est Anormal que nous nous joignons pas ensemble la reconstruction de l’édifice《 Tunisie》
        Des points de vue diamétralement opposé ou ne pas perdre de vue le pour et contre !
        Bien à vous.

      • Tunisino

        Répondre
        25 août 2026 | 18h49

        Ce que les politiciens de l’après 2011 n’ont pas compris, par imbécilité, que gérer n’est pas uniquement politique mais aussi technique, pour servir les 12 millions d’orphelins, dans le présent et pour le futur. Les experts internationaux l’ont dit, la Tunisie se comportait comme un pays établi alors qu’elle sortait d’un soulèvement suite à l’échec technique (et non pas démocratique) d’un régime, contrairement à ce que pensaient les politiciens tunisiens. L’illettré Ben Ali a transformé le RCD en une académie pour former des politiciens compétents, mais il a établi aussi une banque de compétences, il n’a pas assez réussi puisque son travail était à court terme, mais l’idée elle-même renvoi a de la responsabilité. Les imbéciles de l’après 2011 n’ont rien appris du passé, l’un a voulu établir une Imara vide alors que l’autre veut ériger une Jamahiria bête, et que les tunisiens et la Tunisie aillent à l’enfer!

    5. Mohamed Mabrouk

      Répondre
      25 août 2026 | 8h20

      Bonjour. Cet article souligne les inconsistances de Mr le president et leurs consequences sur la situation economique et sociale du pays.
      Cependant, je ne crois pas au soit-disant desaccord avec le FMI. Un pays traditionellement dans le giron US qui se met soudain en desaccord avec le FMI reçoit des coups bien plus sévères, mediatiquement, politiquement et economiquement. Pensez au Venezuela, ou encore a l’Argentine il y a qq decennies…, sans parler de Saddam ou Kaddafi qui ont osé remettre en question le paiement de leur petrole en dollar, ou meme ben Ali quand en 2009 il a refusé de partir et de laisser la place au projet du printemps, applaudi par le Congress.
      Le FMI controle nos sources de financement, directement ou indirectement. La Saoudie ne nous preterait pas un dollar sans l’aval du FMI. En 1985-86, elle nous a coupé les vivres pour faciliter la prise en main economique directe du pays par l’administration americaine via le FMI. S’en suit le changement de regime avec ses echecs et ses succes.
      Meme la Chine, qui nous prete aussi, ne joue pas en Tunisie sans l’aval americain. Mais elle ne nous prete que pour nous permettre de la payer: le pont de bizerte, le stade… des infrastructures de confort et prestige et non de reelle production pour repondre aux vrais besoins, surtout l’energie. Ces investissements, vitaux et tres rentables, ils les gardent pour eux. Ils nous pretent ensuite pour consommer, dans une limite bien calculée.
      En fait les projets chinois en Tunisie ça fait partie des petits cadeaux des americains pour acheter la passivité de la Chine pour leur extension. Par exemple a l’autre bord du khalije.
      L’Algerie: meme cas. Des reserves bien en main malgré la rethorique anti-imperialiste. Mais rethorique seulement. Quand il faut participer a l’Africom, on participe.
      Il y a un partage mondial des zones d’influence et notre pays se situe dans la chasse gardée US. Autrement on continuerait a voir le représentant Joe Wilson s’attaquer a notre president et son regime.
      La rupture avec le FMI n’est qu’une mise en scène. Bien jouée. La réalité c’est que Mr le president réussi parfaitement à contenir la consommation des tunisiens dans les l’enveloppe de prets en dollars indiquée: environ 3 milliards de dollars par an. La clé de ce succés est la gestion par les quantités au lieu des prix. On n’augmente pas les prix, on stoppe l’approvisionnement quand on reçoit un signal de depassement de l’enveloppe. Ça passe mieux socialement, avec un discours sur les saboteurs bourgeois cachés dont raffole la classe pauvre: un baume sur les coeurs pour faire passer la pilule.
      Bref, ce qui a changé ce n’est pas notre rapport au FMI, c’est le projet des USA pour notre pays. En 1986 c’etait la construction d’un capitalisme local a qui on confie une participation dans certains secteurs legers, comme le textile, la distribution, l’hotellerie, tout en prenant les hydrocarbures. Depuis 2011 il s’agit de contenir le debordement du capitalisme local vers les terrains plus strategiques et plus juteux cités. Rappelez vous l’episode banque zitouna en 2010.
      Ce « containment » devient plus direct et violent sous Trump-Meloni.
      Il nous reste a faire appel a l’humanité de Mr le président afin d’essayer, par fraternité nationale, de faire un containment moins violent. Le prophete a offert la liberté à ces ennemis alors qu’ils avaient essayé de le tuer dans son lit. Alors confisquez, accusez les issabet, mais pas la prison. Pitié

      • WILD PING

        Répondre
        25 août 2026 | 14h42

        L’Arabie Saoudite discute avec la Chine la vente de son pétrole en yuans depuis au moins 2022. La défaite américaine dans la guerre contre l’Iran signe le départ des américains de la région et probablement la fin du pétrodollar. Eventuellement, l’Arabie Saoudite vendra son pétrole en yuans à la Chine si elle le voudra. L’Arabie Saoudite envisage de faire partie des BRICS.

        https://www.lapresse.tn/2026/07/31/deux-geants-electriques-arrivent-un-transformateur-de-360-mva-fin-aout-un-autre-en-provenance-de-chine/
        https://www.lapresse.tn/2026/08/22/chine-tunisie-lenergie-verte-nouveau-trait-dunion-entre-deux-peuples/

        Entre 2021 et 2026, la Tunisie n’a reçu aucun prêt du FMI. La Tunisie emprunte principalement auprès des banques tunisiennes. Les banques tunisiennes n’ont pas besoin de l’accord du FMI pour emprunter au gouvernement. L’Arabie Saoudite a emprunté 500 milliions à la Tunisie en 2023. Elle non plus n’a pas eu besoin de l’autorisation du FMI puisque la Tunisie n’est pas la Libye de Khadafi ou l’Iran. Il ne s’agit donc pas d’une mise en scène.

        Tous les pays Maghrébin avaient refusé d’héberger le siège de l’AFRICOM lorsque les USA leur ont fait la proposition en 2007 et 2008. Ils refusent toujours, mais ils participent aux entrainements conjoints African Lion. Ce que vous oubliez de dire c’est que Ben Ali a été formé dans une base de la CIA aux Etats-Unis. Pas seulement, lors du sommet de la Ligue arabe tenu à Tunis en mai 2004, le Conseil de la Ligue des États arabes a adopté la « Charte arabe des droits de l’homme ». Le secrétaire général de la Ligue arabe de l’époque, conjointement avec Ben Ali, a proposé l’étape suivante de leur « projet démocratique », à savoir l’adoption d’une déclaration autorisant le recours à la force pour contraindre les États récalcitrants à se conformer à la Charte. Cette proposition, qui aurait légitimé des interventions de type occidental sous couvert des droits de l’homme, représentait une étape importante dans la stratégie des États-Unis et de leurs alliés visant à créer un cadre juridique pour un changement de régime. Ainsi, on comprend que Ben Ali a refusé le siège de l’AFRICOM en Tunisie parce qu’il savait que l’Algérie et la Libye n’allait pas accepter. Sinon, l’Algérie se procure de l’armement Russe, ce qui énèrve Washington. Elle a failli devenir membre des BRICS. Ce n’est qu’une question de temps, surtout que les différents entre le Mali et l’Algérie sont en passent d’être dépassés.

        La Tunisie était le terrain de jeux de la France jusqu’à 2011. La construction d’un capitalisme local est antérieur à 1986. D’ailleurs, les Mabrouk et les Ben Romdhane en savent quelque chose, non?

        Attendez, donc vous suggérer que les corrompus n’aille pas en prison? Dites-nous, pourquoi la BIAT a financé la rénovation de la piscine municipale Belvédère et du Centre Culturel Ibn Khaldoun…hein? Et dites nous, vous allez vraiment faire passer Marouane pour la victime des intérêts américains? Vous êtes soudainement contre l’influence étrangère en Tunisie? En gros, c’est vous les vrais souverainistes et nationalistes, c’est ça?

        • Mohamed Mabrouk

          Répondre
          26 août 2026 | 1h31

          Je voudrais m’adresser d’abord a ceux qui croient critiquer Mr le president en regrettant qu’il ait coupé la relation avec le FMI. Vous voyez que, non seulement ce n’est pas une bonne critique mais en plus vous contribuez a l’illusion. Je ne suis pas un opposant a Mr le president. Mais je parlerais vrai ou me taierais, quoi qu’il en coute. Jamais faux. Ce n’est peut etre pas nous les souverainistes, mais certainement pas les menteurs. A la question « un croyant peut il etre peureux » le prophete a repondu oui. Mais a la question « un croyant peut il etre menteur » il a repondu non.
          Maintenant venons a la Saoudie. La guerre de Gaza a eu pour but d’effrayer les petromonarchies. Le resultat a ete l’arret immediat de leurs projets Brics, route de la soie… souvenez vous de Trump qui se precipite chez ben Salman en plein massacre pour le malmener, entre autre en l’appelant Johnny de façon meprisante. N’interpretez pas au premier degré les declarations et news en temps de guerre. La guerre de Gaza a eu comme effet immédiat la réaffirmation immédiate de la domination americaine sur le khalije, la jordanie et le reste: syrie, iraq, egypte et maghreb. Et c’etait une bonne decision des arabes: le jeu devient trop dangereux. Rappelez vous aussi de la panique du roi de jordanie chez trump en plein massacre.
          Dans les faits, depuis le massacre, le projet chinois dans le monde arabe est stoppé pour longtemps, malgré les palabres qui jurent le contraire. Les etats faibles ont toujours tendance a minimiser les coups qu’ils prennent pour sauver un peu de dignité face a leurs peuples, et a brandir des « V’ de victoire en pleine deconfiture. Les etats forts eux ont tendances a minimiser leurs victoires pour faciliter les tractations par la suite. Quand ils se prennent une vraie claque, en general ils se taisent. Quand l’occident vous dit « on a perdu », comprenez le contraire. Quand il ne dit rien, c’est le signe qu’il est mal.
          Pour l’iran, c’est pareil. Les USA on demantelé les armes iraniennes. Les iraniens crient victoire et les médias Usa pleurent la defaite. Un ami m’avait dit au debut des hostilités: le regime de khomeini est fichu. Je lui ai dit pas du tout. Il perdurera desarmé comme un ennemi en papier juste pour la mise en scene. Grace a cet ennemi en papier,les USA exportent des armes et leur moteur economique tourne bien.
          Un autre acteur central dans cette affaire a un grand interet a maintenir un semblant de destabilisation dans le golfe. Le projet de contourner le canal de suez et le detroit d’ormuz par une ligne ferroviaire traversant l’arabie jusqu’au port de haifa, ferait d’israel le centre economique du monde par ou transiterait le commerce est-ouest. Regardez ce que dit netanahu sur ce sujet. Imaginez le gain financier. L’iran desarmé mais toujours bruyant leur est tres utile pour convaincre les puissances, autant occidentales qu’orientales.
          Voila chers amis, ce que je crois voir. Bien autre chose que les jolies etiquettes largement affichées par les propagandes, comme « axe de resistance » ou « brics »…
          Maintenant Marouane. C’est mon jeune cousin. Il est fragile et ne merite pas ce qui lui arrive. Il n’a ete inscrit sur le decret de confiscation que juste en raison de sa parenté avec l’ancien president et non en raison de ses actes. Les actes qu’on lui reproche sont liés a ses tentatives de se defendre contre ce decret honteux et contraire a toutes les constitutions. Dans les états de droit, on juge quelqu’un sur ses actes, non sur ses parentés. Le discours ambiant sur les lobbies corrompus ou les « familles », sans jamais citer des noms, laisse les gens mettre les noms qu’ils croient, sur la base de racontards. Les gens qui ont construit honnetement se trouvent melangés avec les voleurs. C’est regrettable et ça ne peu pas porter de fruit. ça coupe la baraka comme vous pouvez voir la situation de votre pays. Et je crois effectivement que l’amerique de trump ne supporte pas voir un pays musulman reussir. La destabilisation capitalistique est une arme pour ça. Regardez l’evolution du taux d’investissement du pays, vous comprendrez l’efficacité de leurs techniques
          Pour finir je vous propose ce verset que Mr le president aime bien, et qu’il a lui meme cité dans un de ses discours:
          « La haine que vous portez envers des gens ne doit pas vous amener à être injustes. Soyez justes c’est plus proche de la piété »
          svp ne renforcez pas l’injustice
          Salem

        • Mohamed Mabrouk

          Répondre
          26 août 2026 | 8h16

          Bonjour. Encore une observation si vous permettez: celui qui connait un peu la macroeconomie financiere sait que dire que le pays finance son besoin externe, cad en devises, aupres des banques locales, est un non sens. Car les ressources en devises des banques locales proviennent des recettes externes courantes. Or ces recettes ne couvrent pas les besoins externes courants, sinon il n’y aurait pas de deficit externe courant. Par consequent le financement externe local ne peut qu’etre marginal du moment qu’on ne touche pas aux reserves officielles.
          Il s’agit d’un false flag instillé par les institutions de bretton wood pour brouiller les cartes des analystes locaux. Un parmi d’autres comme: l’utilisation de l’augmentation des reserves de change comme preuve de l’amelioration du pays, alors que leur cout pese lourd dans notre deficit externe courant.
          Ou encore, dans le cadre de la decapitalisation du pays, la designation de la concentration des actifs aux mains des proches du pouvoir comme responsable de la crise. On voit aujourd’hui le fruit de ce fourvoiement sur le taux d’investissement du pays. Remarquez que ces institutions n’appliquent pas ce remede à leurs pays. Mais elles martelent ces faussetés dans les formations qu’elles dispensent a nos responsables financiers et qui conditionnent leurs progressions de carrieres.
          Je precise qu’il est hors de question pour moi de defendre la corruption. Mais le souci de justice devrait imposer de distinguer les choses et de ne pas lancer des accusations sur la base de parentés.
          Ou encore comme false flag: faire croire qu’on peut remplacer une dette (un passif) par un investissement (un actif) et faire signer des concessions etrangeres a des gouvernants qui croient bien faire ect…

          Vous qui vous vous felicitez de la supposée rupture avec ces institutions, faite l’effort d’avoir un regard critique sur leurs elements de langage et de batir une grille d’analyse macro-financiere plus autonome. Au lieu de tomber dans la facilité de chercher des boucs emissaires à portée de vos prisons

          • WILD PING

            Répondre
            26 août 2026 | 12h05

            Vous manquez d’informations cruciales. Donald Trump voulait sortir les USA du Moyen-Orient parce qu’il voulait se focaliser sur la Chine, qui est, aux yeux de Trump mais en réalité de l’hégémon américain, le plus grand danger (d’ailleurs, ce sont les démocrates sous Obama qui ont entamé le « Pivot vers l’Asie »). Pour pouvoir se focaliser sur la Chine, il a besoin de trois choses :

            * Une Europe qui mène seule la guerre contre la Russie (il s’agit bel et bien d’une guerre par procuration contre la Russie que les Américains ont entamée ; la Russie n’est pas l’envahisseur puisque les accords de Minsk stipulent qu’elle est en droit d’intervenir pour sauver les populations russophones en cas d’attaque par le gouvernement ukrainien, ce qui est exactement la raison de « l’Opération Spéciale »). Je rappelle que Trump disait vouloir négocier la paix avec la Russie avant son élection, mais ce n’était qu’un mensonge : en juin 2025, il a forcé les pays membres de l’OTAN à augmenter le budget de défense à 5 % de leur PIB et, en juillet 2025, il a forcé l’UE à signer un accord commercial consistant en 30 % de droits de douane pour les produits européens, 0 % pour les produits américains, 600 milliards d’investissements européens aux USA, 750 milliards d’achat de gaz et de combustible nucléaire américain par les Européens, et surtout, 150 milliards de matériel militaire américain.

            * Des Accords d’Abraham, sachant que le but n’est pas la normalisation des pays musulmans avec Israël, mais l’union des pays de la région pour qu’ils fassent eux-mêmes face à l’Iran, allié de la Russie et membre de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) depuis 2023. Gros problème : Israël s’oppose au retrait américain de la région et va donc tout faire pour les stopper, quitte à fomenter des guerres (leur but étant le Grand Israël). Coup de bol pour Israël, l’Iran est devenu membre des BRICS en janvier 2025 et a signé le Comprehensive Strategic Partnership Treaty (CSPT) avec la Russie, une conséquence directe de la chute de Bachar al-Assad. Voilà la preuve que le génocide à Gaza n’a pas mis un frein aux BRICS. D’ailleurs, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Éthiopie et les EAU ont eux aussi rejoint les BRICS le même mois (d’autres pays ont rejoint depuis ou sont devenus membres partenaires). Voilà Trump embêté, puisqu’il est maintenant obligé de mettre une pause à son pivotement vers l’Asie. D’ailleurs, une des premières choses qu’il a faite suite à son inauguration est de signer un contrat avec Israël concernant la vente d’armes pour 12 milliards. Autour de la même période, ont commencé les menaces américaines contre l’Iran où ils l’obligeaient à abandonner son « programme nucléaire », alors qu’il n’est pas militaire mais civil. Pendant cette période, il y a eu des négociations. Finalement, elles ont échoué (c’était le plan américain) et il y a eu la guerre des Douze Jours de juin 2025. C’est l’Iran qui a gagné cette bataille, même si Trump l’a présentée comme un succès américain : « On a détruit le programme nucléaire iranien. » En décembre 2025, les Américains ont organisé la faillite d’une banque iranienne. La conséquence a été la dévaluation de la monnaie iranienne, ce qui a mené à des manifestations, que les Américains et les Israéliens ont exploitées pour justifier davantage leur intervention de février 2026. Depuis, les USA et Israël se sont de nouveau pris une grosse raclée : les bases américaines de la région ont été considérablement détruites, tout comme les bases israéliennes ; les Américains et les Israéliens sont à court d’armes et ils n’ont pas les capacités de production pour pouvoir les renouveler ; le détroit d’Ormuz est sous contrôle partagé entre l’Iran et Oman (drôle de suprématie américaine dans la région) ; l’accord de défense conjointe de La Mecque a été signé et les signataires envisagent d’inclure l’Iran ; le pétrodollar et Trump sont dans une crise. Concernant le fait de détourner le canal de Suez et le détroit d’Ormuz, vous confondez certaines choses. Il ne s’agit pas d’une ligne ferroviaire, mais d’un pipeline pour exporter les ressources énergétiques des pétromonarchies. Concernant les marchandises, vous oubliez le Yémen et les Ansarallah, qui, disons-le, contrôlent Bab el-Mandeb. Bien évidemment, l’Iran et l’Oman se partagent le contrôle du Détroit d’Hormuz. Concernant le projet de faire d’Israël la capitale du monde, hein, très chère à Jacques Attali, vous oubliez de mentionner le canal Ben Gourion, mais là encore, il y a le Yémen et Ansarallah (d’où le soutien d’Israël au Somaliland), sans parler du fait que l’Égypte n’acceptera pas, que la Turquie et l’Irak ont leurs propres projets/ambitions régionaux, que la Chine et les BRICS se développent bien en Afrique de l’Est, tout comme le corridor international Nord-Sud (INSTC), qui reliera l’Inde à l’Europe à travers l’Iran et la Russie. N’oubliez pas que l’Inde est membre des BRICS. En attendant, la Chine développe les infrastructures chez elle ainsi qu’en Asie centrale, conjointement avec les pays concernés, et ce, pour la Belt & Road Initiative.

            * la doctrine Monroe, qui consiste en gros à consolider l’arrière cour des Etats-Unis pour empêcher tout lévier de pression, qu’il soit économique ou militaire, de la Chine et de la Russie. C’est ainsi qu’il faut comprendre la proposition de Trump de renommer le Golfe du Mexique en « Golfe d’Amérique », la capture de Maduro et de sa femme, la pression sur Cuba…etc. Soyons clair, ceci en plus du protectionisme de Trump démontre que l’hégémon américain se porte mal.

            Voilà pour cette partie. Je vous conseil de vous mettre à jour et d’envisager de changer de camp si l’Amérique est si mauvaise avec vous. D’ailleurs, ce ne serait pas nouveau dans l’histoire de votre famille. Mais bon, je comprends que c’est encore trop tôt, hein.

            ***

            Concernant la macroéconomie, à aucun moment je n’ai dit « que le pays finance son besoin externe, cad en devises, aupres des banques locales ». J’ai dit que la Tunisie emprunte principalement auprès des banques locales pour financer son budget et que ces banques n’ont pas besoin de l’accord de qui que ce soit pour emprunter cet argent au gouvernement. La Tunisie emprunte auprès de l’Afreximbank, le Fond Monétaire Arabe, l’Algérie et l’Arabie Saoudite pour ses importations et remboursements externes. L’avantage c’est que ces institutions et pays n’imposent pas de réformes d’austérité structurelles, contrairement au FMI. Bien évidemment, il faudrait être naïf pour penser qu’il n’y a pas des accords/arrangements mais c’est un autre sujet.

            Concernant le taux d’investissement, le taux était de 24-25% avant 2011, ce qui n’est pas bon. Il était toujours supérieur à 20% jusqu’en 2014. Il avait chuté en dessous de 20% en 2015 et en 2016, retrouvé 20% en 2017, et n’a jamais dépassé les 20% depuis 2018. Le taux avoisine les 15-16% depuis 2020, crise sanitaire oblige, et donc, avant la designation de certaines familles ou individus comme responsables de la crise économique, du moins, sous Kais Saied. Donc, ça serait bien si vous retournez l’argent parce que voyez-vous, le peuple tunisien est lui aussi fragile et ne mérite pas ce qu’il lui arrive.

            ***

            Je finirai là-dessus: je vous suggère vivement de communiquer le verset coranique que vous avez cité à Cyril Mabrouk, tout comme je vous incite vivement à lui enseigner à ne pas mentir où à rapporter des faits sans pleine connaissance de cause, sachant que cela a eu des conséquences dévastatrices sur la vie de plusieurs personnes. Donc s’il vous plait, épargnez nous la moraline.

            • Mohamed Mabrouk

              27 août 2026 | 11h38

              Cher monsieur on tourne en rond vous avez dit que le financement aupres des banques tunisiennes remplace celui aupres du fmi. Je vous ai expliqué bien clairement pourquoi c’est un non sens.
              Si je prend la peine de le faire c’est pour eviter de voir mes compatriotes en charge du story telling officiel tournés en derision par les experts occidentaux.
              Je vous ai aussi clairement montré le basculement sous hegemonie US renforcée depuis fin 2023, grace, je pense, a gaza. Cette date coincide d’ailleurs avec le basculement de la politique judiciaire ici vers plus de rigueur. Ainsi qu’avec la concession probablement gratuite du phosphate du kef aux anglo-saxons. Si je me trompe, eclairez moi sur le prix de cession.
              Je vous remercie pour cet echange malgré nos differences d’appréciation
              Respectueusement
              MM

            • WILD PING

              29 août 2026 | 7h18

              Réponse au commentaire de MM du 27 aoüt 2026 à 11h38:

              La Tunisie n’a pas besoin de dollars du FMI pour payer les salaires des fonctionnaires tunisiens. C’est un fait, que vous le reconnaissez ou pas. Par contre oui, la Tunisie à besoin de prêt en dollars pour ses importations et le reboursement des dettes qu’elle a contracté auprès du FMI avant 2021. Je vous ai démontré que la Tunisie peut se passer du FMI. A l’évidence, vous n’avez ni les connaissances ni les compétences pour comprendre ce que je vous explique.

              Concernant l’hégémon américain, j’ai expliqué en grande ligne la politique de Trump dans mon commentaire précédent. Faites le travail de recherche.

              Concernant les experts occidentaux, je pense qu’il est grand temps que vous étendez votre champ de vision. Il n’y a pas que TF1, CNEWS, BFMTV ou Fox News. Le monde est grand.

              Concernant le phosphate du Kef, vous avez presque deux décennies de retard sur la réalité des faits:
              https://africanmanager.com/kef-premiere-unite-industrielle-de-production-de-phosphate/
              https://www.leconomistemaghrebin.com/2025/07/03/kef-entreprise-chinoise-prete-a-exploiter-le-phosphate-de-sra-ouertane/

      • WILD PING

        Répondre
        25 août 2026 | 14h46

        BN, arrêtez la censure.

        BN : Merci de respecter nos règles de modération et d’éviter tout propos calomnieux ou diffamatoire.

    6. Vladimir Guez

      Répondre
      24 août 2026 | 20h53

      Hé ben non
      La gouvernance est une honte mais l’origine du mal est plus profond.
      Vous en êtes victime. Vous répétez KS et gouvernance comme de l’autre côté ils répétent traitres et comploteurs. Deux faces d’une même médaille.
      Vous pensez qu’il suffit d’appliquer les solutions qui ont fonctionné ailleurs. Ce que vous ne comprenez pas c’est que ce ne sont pas des recettes de cuisine.
      Elles deviennent évidentes et s’imposent d’elles même au bout d’une maturation , dune évolution.
      Elles ne peuvent pas être greffées a une société sclerosée qui n’a pour ciment que l’hypocrisie qui a pour seule vertu de metre toute la poussière sous la tapis au lieu de trancher et les depasser.

    7. "C'est normââl...Cest normââl... Ne vous inquKiétez pas "

      Répondre
      24 août 2026 | 20h44

      Quoi de plus normal comme gouvernance pour le régime parjurant des KlowNS Rois-Mollahs Qaramitas qu’un modèle de gouvernance oscillant entre l’imaginal bullchiité des grandes épulperies safaévideuses Qômvoquées avec de moins en moins d’équivoques à travers écrits, disKours ou gestiKulations nyKtalopes noKtambulesKS d’une part…et son réflexe économique hybrideur Qômmunautaire qui ceint Stal’ à n’en plus finir d’autre part ?

      « C’est normââl, c est normââl. »

      Quoi de plus normal qu’un pavé léninifiant façon sa(ied-naouf)el n’ayant rien à envier à ceux KawmajiKO éKlataKS des plus (k)Wa(da)tadicKShead Komplices ?

      C est normal un pavé « saelicky saaloKS » peu concluant et a fortiori en la finale évocation sans doute admirative des réformes économiques structurellement mutilantes écohumaines, éthiques, ethnique, idéologiques et on en passe n’ayant rien à envier celles des post (neo-ultra)libéraux occidentaux…

      « C’est normââl… C est normââl. »

      https://m.youtube.com/watch?v=RHNSf8N_fZs&pp=ygUTYyBlc3Qgbm9ybWFsIHNrZXRjaA%3D%3D

      https://m.youtube.com/shorts/6bXJhQJDcRk

      « Normaââl « TN hooma-hood Kôming soon…
      https://m.youtube.com/shorts/jIbW3Bc_ns0

    8. HatemC

      Répondre
      24 août 2026 | 19h41

      Kaïs Saïed a réussi à détruire le système politique qu’il jugeait responsable de l’échec tunisien, mais il n’a pas encore réussi à construire le système économique, institutionnel et administratif capable de le remplacer.
      Après cinq années de pouvoir fortement concentré, il est désormais impossible de dissocier le président de la situation du pays. Il ne peut plus être seulement le dénonciateur des échecs de l’ancien système … il est devenu le principal responsable de la nouvelle gouvernance.

      Un président patriote ne doit pas seulement vouloir sauver son pays.
      Il doit aussi être capable de reconnaître que sa méthode ne fonctionne pas suffisamment, de changer de cap, de s’entourer autrement et, si nécessaire, de laisser la place.

      Car l’intérêt de la Tunisie doit être supérieur à celui d’un homme, d’un parti ou d’une conception personnelle du pouvoir.

      À cinq ans du 25 juillet 2021, la question n’est donc plus seulement :

      « Kaïs Saïed avait-il raison de vouloir changer le système ? »

      La vraie question est désormais :

      « Après avoir obtenu le pouvoir nécessaire pour changer le système, a-t-il produit les résultats nécessaires pour justifier cette concentration exceptionnelle du pouvoir ? »

      C’est sur cette question que son véritable bilan historique se jouera.

    9. HatemC

      Répondre
      24 août 2026 | 19h10

      L’art de régner par la parabole du complot

      L’illusion du pouvoir, l’impasse de la gouvernance

      Il y a quelque chose de fascinant — et de profondément tragique — dans la gestion politique de Carthage. Alors que la Tunisie s’enfonce sous le poids des délestages électriques, des pénuries de produits de base et d’un étouffement économique, le sommet de l’État offre invariablement le même spectacle … des visites impromptues sur le terrain, des allocutions martiales devant des caméras captives et la désignation méthodique de boucs émissaires.

      Gérer un pays ne se résume pas à faire le tour des usines pour pointer du doigt des coupables imaginaires. Cela exige une stratégie économique claire, la conduite de réformes structurelles indispensables et une capacité à écouter les cadres, experts et professionnels du terrain.
      En balayant d’un revers de main les avertissements des institutions publiques — à l’image des notes d’alerte de la STEG — pour leur préférer la théorie du complot intérieur, le pouvoir s’enferme dans une impasse opérationnelle majeure.

      L’absence de programme macroéconomique et le refus des arbitrages budgetaires réels se traduisent par une politique du court terme … on limoge un ministre dès que la crise éclate, on laisse les portefeuilles stratégiques sous gestion par intérim et l’on répète la même rhétorique anti-complotiste à chaque nouvelle défaillance logistique.

      À force de considérer que toute panne technique ou tout problème de distribution relève du sabotage politique, la gouvernance se réduit à de la posture.
      Mais la réalité du terrain finit toujours par rattraper le discours : sans investissements, sans planification et sans réformes de fond, la théorie de la conspiration cesse de servir de bouclier face aux attentes quotidiennes des citoyens.

    10. L'internaute tunisien

      Répondre
      24 août 2026 | 19h08

      Une tacle qui joue le ballon et qui détruit le tibia de l’adversaire sur son chemin. Bravo Bahloul.

      • Sael

        Répondre
        24 août 2026 | 19h19

        Quand on ne comprend rien et qu’on ne sait pas quoi dire, on fait des métaphores de merde en lien avec le football…ouaip, 50% de réussite au bac et 81 de QI s’expliquent.

    11. Fares

      Répondre
      24 août 2026 | 18h51

      La racine du mal de l’anormal/b>

      Un très bonne analyse objective et rationnelle. J’ espère que notre petit copain صحيبنا lira cet article il en apprendrait un ou deux trucs utiles au lieu de continuer à s’écouter se parler.

      Ces visites « surprises » de minuit ne servent absolument à rien, sinon à dilapider l’argent public, puisque le principal intéressé n’écoute ni la population, ni les responsables sur le terrain. Il continue à répéter la même formule creuse, absconne et surtout non vérifiable. Je n’ai jamais compris non plus ce mouvement mécanique de la tête de haut en bas quand il débite « son diagnostic » de la situation.

      Que faisait ce régime été 2024 lorsque la STEG a lancé son avertissement? Un petit indice pour vous aider: parrainages, candidats et prison. Ce régime s’en fout de la Tunisie et de son peuple, sa pérennité est tout ce qui compte. Le comble de l’égoïsme. Ceux qui n’ont pas encore compris ça doivent aller faire une révision générale sur leurs cerveaux.

      Le sieur n’a jamais écouté personne. La gouvernance par le bas n’est que du foin pour les simple d’esprit. Consultation nationale, comité du feu Bel Eid pour une nouvelle constitution, l’amendement non constituonnel de la loi sur les élections législatives et j’en passe et des plus farfelues.

      Pour terminer une chanson spécialement dedicacée à Kaisoune. Brigitte Fontaine: c’est normal https://youtu.be/WUnaXgEJyJU?is=dH8QsApusHcc8UjY

      • Benhassine

        Répondre
        24 août 2026 | 19h45

        Vous espérez qu’il lise cet article !
        Mon œil 😉 vous rêvez les yeux ouverts

        • Fares

          Répondre
          24 août 2026 | 20h42

          Oui vous avez raison je me suis laissé emporter par un excès d’optimisme. Il faut un minimum de courage pour aller consulter les médias critiques même si les critiques sont constructives. Il est beaucoup plus facile de se laisser caresser dans le sens des poils. Toute vérité n’est pas toujours bonne à entendre.

          Mais je vais essayer une stratégie que j’utilisais avec mon petit frère de 5 ans lorsque je voulais lui enseigner une leçon de la vie. On va l’appater vers cette chronique:

          كلنا قيس سعيد يحيا رئيس تونس المفدى قبس سعيد رئيس مدى الحياة يا قيسون يا معذبهم

          Attendons voir ⌛️

      • Sael

        Répondre
        24 août 2026 | 20h23

        La majorité du budget de l’État sert à payer les salaires. Vous pouvez remercier les révolutionnaires pour cela, sachant que Ben Ali n’a rien fait pour assurer notre transition énergétique et alors que notre production de ressources énergétiques n’a fait que baisser depuis le début des années 2000. Vous pouvez aussi remercier les révolutionnaires de n’avoir rien fait pour régler notre situation énergétique. Ils étaient trop occupés à s’accaparer le pouvoir, les privilèges, et à fructifier leurs richesses. Tout cela est bien évidemment antérieur au rapport de 2024 mentionné dans cet article. Au moins sous KS, on a vu des projets photovoltaïques et autres se mettre en place, sachant que pendant des années, l’UGTT était la raison principale pour laquelle ces projets ont été retardés. Cela dit, il est évident que KS est incompétent. Après tout, il avait comme conseiller politique un homme qu’on surnommait Lénine. Au-delà des problèmes structurels et de gouvernance, il faut prendre en compte une réalité : la Tunisie n’est pas la Chine. Les travailleurs tunisiens ne sont pas aussi conciliants que les travailleurs chinois, et les revendications syndicales n’arrangent rien, même si elles sont louables. Il ya aussi une réalité biologique: les chinois ont le QI moyen le plus élevés au monde. Notre héritage islamique est en partie responsable de cet état de fait, mais le libéralisme et le progressisme sont tout autant à plaindre.

    12. Sael

      Répondre
      24 août 2026 | 17h35

      La libéralisation économique imposée par les États-Unis après la guerre froide ne fut jamais un simple phénomène de marché, mais un instrument d’impérialisme conçu pour ouvrir les économies du monde aux multinationales, notamment américaines. En favorisan la dérégulation et la libre circulation des capitaux, Washington a permis à ses firmes de délocaliser leur production là où la main-d’œuvre était la moins chère, tout en rapatriant les profits, ce qui a nourri un déficit commercial structurel que les présidents américains ont cyniquement imputé aux pays étrangers pour justifier des guerres commerciales, alors qu’il profite d’abord aux actionnaires. Aujourd’hui, confronté à l’érosion de sa puissance industrielle – la Chine représente désormais 28 % de la production mondiale contre 16 % pour les États-Unis – et à l’explosion des inégalités sociales, l’impérialisme américain se fait plus brutal, n’hésitant plus à menacer ouvertement d’annexer des territoires comme le Canada ou le Groenland pour masquer son déclin relatif. La capture de Maduro et de sa femme doit être compris selon cette logique. Parallèlement, pour préserver l’hégémonie du dollar, les États-Unis laissent leur monnaie se déprécier : le billet vert a perdu plus de 10 % face aux principales devises sur le premier semestre 2025, et sa part dans les réserves mondiales de change est tombée de plus de 70 % au début des années 2000 à 57,8 % fin 2024, une baisse qui n’est pas totalement subie, car elle allège le poids de la dette colossale et rend les exportations plus compétitives, au prix d’une perte de confiance progressive des banques centrales, d’autant que des puissances émergentes, menées par la Chine, développent des systèmes de paiement alternatifs pour contester ce privilège exorbitant.

      Ce contexte monétaire et géopolitique fragilise directement le secteur industriel occidental, et tout particulièrement européen, qui paie un lourd tribut à ces évolutions. L’industrie de l’Union européenne est en net déclin sur presque tous les fronts : un rapport commandé par le conseil européen de l’industrie chimique montre que 83 % des indicateurs de performance clés se sont détériorés ou n’ont pas progressé depuis 2024, la production industrielle a diminué de 2,2 % dans la zone euro entre 2023 et 2024, et la France a vu 116 usines créées en 2025 mais 179 fermer, un solde négatif qui illustre une hémorragie persistante. Les causes sont multiples : des prix de l’énergie deux à trois fois plus élevés qu’aux États-Unis (on remerciera ceux derrière la destruction de Nord Stream), un effort de recherche et développement limité à 2,2 % du PIB contre 3,6 % outre-Atlantique et 5,2 % en Corée du Sud, un retard criant en matière de digitalisation, et une productivité du travail qui ne représente que 77,8 % de celle des Américains. La sidérurgie, l’automobile et la chimie sont en première ligne, laminées par la concurrence chinoise et les tensions commerciales, tandis que la part des revenus du travail ne cesse de diminuer au profit du capital (les parasites financiers), aggravant la crise de la classe moyenne et l’instabilité financière héritée des dérégulations successives, comme en témoigne la crise de 2008 dont les leçons n’ont jamais été pleinement tirées. Ainsi, l’Occident vacille, confronté à la fin d’un cycle économique et monétaire historique, et pourrait bien assister à une transition vers un monde multipolaire où la fragmentation monétaire et la remise en cause de l’ordre établi redéfiniront profondément les rapports de force.

      Donc Mr. Bahloul, soyons clair, ce n’est pas Kais Saïed qui est arriérés, c’est vos analgésiques qui empêchent les vraies réformes structurelles. Après, demandez à la Chine comment elle a réussi à devenir la première puissance économique mondiale grâce à son « socialisme a la chinoise ».

      • EL OUAFI

        Répondre
        25 août 2026 | 21h02

        Sael, un commentaire long, certes une analyse parfaite à mon avis, vous avez pris soins d’énumérer certains points pour stratégiques que beaucoup rejettent par excès de démagogie.
        Se référer à la logique et à l’authenticité de certains pays (neufs)Chine, Corée du Sud, Inde,une croissance fulgurante par la capacité de la maîtrise du développement durable, et la participation de l’entreprise citoyenne, où toutes les catégories sociales sont soutenues par l’état, tout un ensemble en collaboration qui convrrge vers l’idéal de la réussite !
        Un peuple qui bosse !
        Des objectifs biens définis, réussir ensemble c’est ce que lr Chinois pense !
        Le FMI et ses instigateurs visent inlassablement à réduire l’impact de réussite des autres Nations.

    13. Hannibal

      Répondre
      24 août 2026 | 16h53

      Le 🐫 ne voit sa bosse.
      Merci mais va-t-il comprendre ?
      Je suis sidéré par l’entourage et les collaborateurs qui ne font rien pour lui faire comprendre. Quels intérêts ont-ils pour ne pas lui faire comprendre ?
      Alors, je vais la jouer complotiste (celui qui passe la nuit avec les grenouilles…) : peut-être qu’il comprend et que c’est sa façon de garder son poste. Peut-être que l’entourage et les collaborateurs jouent le même jeu pour garder leurs avantages et que tout ce « beau » monde s’en fiche royalement de la Tunisie, du peuple et de l’avenir. J’ai envie de 🤮

      • A4

        Répondre
        24 août 2026 | 18h56

        Bonnes questions Monsieur Hannibal ! Mais parlons d’autre chose …

        POULETTE
        Ecrit par A4 – Tunis, le 09 Mai 2026

        Tous les cabots de la grange
        Fiers et contents sont aux anges
        Ils peuvent danser et faire la fête
        A la santé de la poulette
        Qui par manque de neurones
        S’est plantée en haut du trône

        Ils lui disent en langue de chiens
        Qu’elle est l’idole des batraciens
        Que tous les moutons de la brousse
        Aiment bien l’entendre quand elle glousse
        Qu’ils sont prêts si elle le souhaite
        A ne faire que baisser la tête

        Ils lui racontent des salades
        La rendant encore plus malade
        Que les rats et les gros cochons
        Ainsi que cigales et pigeons
        Sont à l’extase comme des mordus
        A chaque nouvel œuf pondu

        Connaissant bien sa trouillardise
        Les clebs, il faut bien qu’on le dise
        Lui ont saturé la cervelle
        Avec des complots à la pelle
        Pour qu’elle soit troublée mais bien sage
        En ne quittant jamais sa cage

        C’est ainsi qu’ils ont carte blanche
        Pour sévir lundi comme dimanche
        Pour traficoter sans limite
        Sans compte à rendre, sans poursuite
        En rongeant les os et les chairs
        De tout ce qui rode sur cette terre

        Il faut les voir tous ces clébards
        Quand ils piétinent sans crier gare
        Quand ils accusent de trahison
        Quand ils saturent toutes les prisons
        Puis qui rigolent, disent en cachette:
        Qu’est ce qu’elle endosse, pauvre poulette !

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